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La Bataille de Meximieux
Le 18 août 1944, la XIXe armée allemande retraite dans la vallée du Rhône. Elle est durement accrochée à Montélimar. Talonnée au sud par la 45e division américaine et menacée d'encerclement par le nord, le 31, les forces allemandes savent qu'il leur faut tenir 48 heures pour leur permettre de finir de passer par le nord de Lyon. Dès le 28, la 11e panzer division est chargée d'assurer la défense de la retraite et se regroupe au camp de Sathonay pour prendre la direction de Miribel et Bourg.
Alban Vistel, le 23, ordonne aux F.F.I. du Bugey, légèrement armés, de converger sur Lyon. Le jour même les troupes allemandes évacuent Meximieux. Le 24, le capitaine Clin, commandant des F.F.I du bataillon de Lagnieu, installe ses troupes à Meximieux. Le lendemain, la 5e compagnie F.U.J. occupe le petit séminaire. Le mercredi 30 août au matin, alors que les restes de la XIXe armée allemande passent par Villefranche, une colonne américaine du 179e régiment d'infanterie dirigée par le colonel Murphy arrive à Meximieux. Elle doit permettre à l'armée américaine de rejoindre Mâcon pour couper la retraite allemande. En vue de retarder l'avance américaine, un détachement du 111e panzer grenadiers arrive le 31 août à Montluel, puis se dirige à 14 heures sur Meximieux où aura lieu la bataille. En effet, située à la sortie de l'entonnoir formé de la vallée du Rhône et des montagnes du Bugey, Meximieux est le seul terrain propice à un affrontement de grande envergure. Le colonel Murphy, qui installe son P.C. au petit séminaire de Meximieux, prend toutes les dispositions stratégiques. Dans l'après-midi, les forces américaines, composées de deux chars destroyers M10 et de quelques pièces d'artillerie légère, sous les ordres du Colonel Davison se disposent en vue d'une bataille défensive.
Le 31 août, les blindés allemands attaquent la Valbonne afin de pouvoir se diriger sur Meximieux et encercler la ville par l'ouest et le nord. Ils n'ont en face d'eux qu'une centaine de maquisards et d'américains. A Dagnieu les panzer grenadiers affrontent les hommes du camp Didier. De toutes parts, le combat est inégal. Le capitaine Clin ordonne le retrait de ses troupes sur Meximieux.
Le 1er Septembre vers six heures du matin, le Pont de Chazey saute tandis que Pérouges, tenue par les F.U.J, tombe. Les allemands commencent l'encerclement de Meximieux à 9 heures par une attaque sur les quartiers des Maisons Neuves, de Saint Julien et de la Gare. Trois chars allemands Panther sont détruits par les M10 américains. A midi, une seconde attaque, repoussée, de blindés allemands a lieu au sud de la ville. A 15 heures, les chars allemands contre attaquent, en vain, en direction de la gare et de la mairie. La lutte continue. De 17 heures à minuit, deux offensives allemandes venant du nord déferlent sur la ville : les panzer grenadiers prennent le nord de la ville puis le château et la cour du séminaire sans pouvoir occuper le bâtiment transformé en camp retranché.
Ayant gagné le temps nécessaire à l'évacuation de leur armée mais sans vraiment ralentir les américains, les allemands se retirent vers trois heures du matin en emmenant douze F.F.I. et quarante et un américains prisonniers. Trois des F.F.I. capturés seront exécutés le 3 septembre allée de Challes à Bourg. Les pertes F.F.I. sont de 28 morts et de 37 blessés. Les pertes américaines sont de 14 morts tandis que les allemands laissent sur le terrain 85 tués, 9 Panther, 3 Panzer III, 2 automoteurs Humel et 10 autres véhicules faisant de la bataille de Meximieux une des seules batailles de chars de la libération du sud de la France.