Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 16:55

LES MILICES PATRIOTIQUES

Par « Vercors »,

administrateur du forum http://dissidence44d2m.forum-actif.net/forum.htm

 

Mises en place à partir de janvier 44 par le Front National issu du PCF, les M.P. étaient destinées au maintien de l'ordre et à la main mise prochaine du Parti Communiste dans le processus de libération du territoire à venir. Leurs directives sont édictées dès le 20 juin 1944[1].

C'est effectivement ce qui se mit en place à la Libération mais les M.P. furent responsables d'une certaine forme d'épuration violente et sauvage alors qu'elles étaient à l'origine destinées à cadrer la libération !

Les M.P., dont l'esprit se voulait proche de l'insurrection révolutionnaire de 1789, furent entre autre chargées de l'élimination des traîtres et de l'épuration. Elles furent dissoutes le 28 octobre 44 suite à une confrontation énorme avec les Gaullistes.

Aucun brassard standardisé des MP n'a été mis en service. Il a y pu avoir des fabrications à chaque fois locales et artisanales. Dans l’Ain, ses membres sont dotés de cartes tricolores[2].


[2] Voir A.D. Ain 180W313.

Par sehri édition 39-45 - Publié dans : L'occupation et la Résistance
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 11:49

En octobre 1943, la prison d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot, devient un lieu stratégique où les autorités de Vichy décident de concentrer tous les condamnés politiques de la zone sud. Le chiffre des prisonniers politiques détenus à Eysses atteindra 1400 début 1944.
Le "collectif d'Eysses" : la grande diversité géographique et sociale des détenus cède vite la place à  l'idée de communauté.

Contre toute attente, les détenus réorganisent à l'intérieur de la prison une société vivant normalement malgré la contrainte. Les emprisonnés opposent à leurs geôliers leur esprit de résistance. Ils obtiennent une relative liberté de mouvement ainsi que le droit d'enseigner et de se distraire.
Une action clandestine dans la prison : fin 1943, des journaux clandestins font leur apparition dans la prison. Les détenus parviennent aussi à communiquer avec l'extérieur et à tisser des liens avec des résistants locaux, par le biais notamment d'un certain nombre de gardiens.
Le soulèvement : le 19 février 1944, le directeur de la prison ainsi qu'un inspecteur de l'administration pénitentiaire sont pris en otage par les détenus. L'alerte est donnée. S'ensuit alors une fusillade puis le siège de la prison, toute la nuit, par les gardes mobiles de réserve. Les détenus résistants sont finalement contraints de renoncer à leur action.

La répression : dans les jours qui suivent le soulèvement, une cour martiale condamne à mort 12 détenus. Ils sont exécutés au matin du 23 février 1944. Les détenus demeurés dans la prison sont livrés aux nazis le 30 mai 1944. Les S.S. procèdent à la déportation des détenus qui sont transférés vers le camp de concentration de Dachau à la fin du mois de juin 1944. 400 des détenus d'Eysses mourront en déportation.

Le retour à Eysses : c'est en août 1945 qu'a lieu à Villeneuve-sur-Lot le premier congrès de "l'Amicale des anciens détenus patriotes de la centrale d'Eysses". Le bulletin de liaison de l'amicale, intitulé « Unis comme à Eysses », paraît chaque trimestre depuis cette date. Dépassant les clivages, cette amicale, dont les membres se retrouvent chaque année devant le mur des fusillés, célèbre et perpétue l'esprit qui a animé les détenus durant leur incarcération dans la prison.
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 20:03
L'espace biblio du blog a été mise à jour avec la critique de plusieurs ouvrages et revues.

bonne lecture
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 10 2009 11:18

 

Les abris durant la Guerre

Dans le cadre de la défense passive, créée en 1938 pour assister le Ministère de la Défense Nationale et de la Guerre, la construction d’abris et de tranchées est réalisées pour la protection des populations civiles.

La Défense Passive a un rôle préventif contre le danger des attaques aériennes et dans la coordination des secours. Elle diffuse des consignes, informe sur la conduite à tenir en cas d’alerte…

Les abris étaient généralement construits à une distance éloignée des bâtiments pour empêcher qu’ils ne soient endommagés par les décombres des bâtiments bombardés. L’aménagement des caves en abris avait été prévu dans les immeubles d’habitation, administratifs et scolaires.

Il semblerait que les abris antiaériens du boulevard des Etats-Unis, au nombre de trois, aient été construits en 1939. Au départ prévu comme tranchée provisoire, les abris furent réaménagés au cours de l’année 1939 en tant que tranchées permanentes avec des éléments de

bétons armé. Ils mesuraient alors environ 130 mètres de long pour 500 personnes !

Ces lieux se présentent sous la forme d’un long couloir en chicane, pour réduire l’effet de souffle des bombes et des coups directs. Les abris ne furent pas initialement conçus pour résister à un bombardement mais pour se protéger du gaz moutarde utilisé par les allemands

durant la 1ère Guerre Mondiale.

Les abris font aussi écho au 26 mai 1944, date du bombardement allié qui fit 700 morts à Lyon dont 96 dans le quartier des Etats-Unis. La mémoire qui se dégage de ces lieux dépasse Lyon puisque ce dramatique bombardement a également touché de nombreuses villes en France et dans la région comme : Grenoble, Chambéry, Nice, Chartres… Mais ils rappellent aussi les 3591 bombardements des mois de mai et juin 44, ainsi que tous les autres, la souffrance des victimes civiles et le prix qu’elles durent payer pour voir la France libérée de l’emprise Allemande et Nazie.

 

Les abris au XXIe siècle

Le quartier des Etats-Unis du 8ème arrondissement de Lyon possède, le dernier abri antiaérien de la ville qui servait de refuge aux populations civiles lors des bombardements survenus durant la 2nde Guerre Mondiale, témoignage d’une période de l’Histoire qui a profondément marquée notre société.

Abandonné à la fin de la guerre, les abris furent redécouverts en 1986 à la hauteur du numéro 64 du boulevard à la suite d’un accident provoqué par un poids lourd. Ils ont pu être conservés car ils dépendaient vraisemblablement d’immeubles d’habitations. Tous les abris lyonnais construits sous des édifices publics ont aujourd’hui disparu.

Plus de 60 ans après leur construction, après avoir résisté aux tonnes de bombes déversées sur la ville, les derniers abris antiaériens de Lyon furent récemment menacés de destruction par la construction de la nouvelle ligne de tramway. Les abris étaient, en effet, situés sur le tracé de la ligne T4.

Grâce au soutien et à la mobilisation d’un grand nombre de personnes ainsi que la prise en charge des travaux par le Sytral, un des trois abris a pu être démonté et déplacé de quelques centaines de mètres plus loin, pour s’enfuir square Picod, à proximité du musée Tony Garnier. L’objectif du Comité d’Intérêt Local des Etats-Unis est aujourd’hui de faire de cet abri un lieu de mémoire et d’exposition ouvert au public, en hommage aux victimes civiles de toutes nationalités, sans oublier ceux qui aujourd’hui dans le monde, subissent encore la terreur des

bombardements.

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Mardi 29 septembre 2009 2 29 09 2009 14:42

Il s'agit d'un carte postale dont l'image représente la cascade de Glandieu dans l'Ain, sur le Rhône vers Saint-Benoît.

"Aux armées, le 20 juin 1940
Chère petite marraine.
L'ordre n'est pas venu et je suis toujours à la même place couché la nuit dans la tranchée , voici la 3e nuit que je passe dans ces conditions, mais hier j'ai perfectionné mon abri et je suis un peu mieux que les premiers jours, mais je crois que maintenant l'attente sera de courte durée car les boches sont de plus en plus près à 20 km dit-on, ce soir ils seront là probablement, et ce sera le grand feu d'artifice, mais je conserve tout mon sang-froid et je suis prêt à les recevoir dignement. Tous mes camarades doivent se replier et je serai le dernier à mon poste. Les arrêterons-nous ?
Je l'espère encore, quoique la situation soit tragique. Vous ne pouvez vous imaginer, chère marraine, combien de voitures sont passées sur le pont depuis 4 jours, c'était un spectacle vraiment pénible et que n'oublierai jamais de voir tous ces malheureux fuyant devant l'ennemi. Je pense à mon pauvre père qui est là bas.
Veuillez recevoir, chère petite marraine, mes sentiments les plus affectueux et tous mes remerciements pour l'aide morale que vous m'avez fourni si généreusement.
votre filleul
Camille Riotte

Je suis passé l'autre jour à côté de cette jolie cascade".

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